Big data et nouveaux marchés joueront un rôle disruptif clé dans l’avenir du secteur transport

Knowledge 13 septembre 2017

43% des professionnels interrogés désignent le big data comme principal moteur de changement du secteur

  • 90% des répondants du secteur aérien et 86% du secteur ferroviaire portent un regard positif sur les conditions de marché, comparé à 64% dans la logistique et 37% dans le secteur maritime.
  • 34% des répondants déclarent que l'intégration avec d'autres services de transport représente l'opportunité la plus significative.
  • 27% pensent que la disponibilité des financements augmentera au cours des cinq prochaines années.
  • L'Asie est la région la plus prisée en matière d’investissements selon les répondants des secteurs aérien, maritime et logistique, alors que ceux du secteur ferroviaire privilégie l'Europe.
  • Les incertitudes politiques et la récession mondiale représentent la plus grande menace.

D’après la huitième étude The way ahead réalisée par le cabinet d’avocats d’affaires international Norton Rose Fulbright, les évolutions technologiques modifient les perspectives du secteur et représenteront les opportunités d'investissement les plus intéressantes. « The way ahead » synthétise 196 réponses émanant de professionnels des secteurs aérien, ferroviaire et maritime interrogés au printemps 2017.

Selon 44% des professionnels interrogés, l’intégration plus étroite avec d'autres formes de transports en vue de développer des trajets complets sur mesure ou des chaînes logistiques personnalisées, apparaît comme étant l'investissement en matière d’infrastructures profitant le plus aux secteurs ferroviaire, maritime et logistique d'ici à 2022. L'enthousiasme en faveur de l'intégration est moins flagrant dans le secteur aérien. 57% des répondants seulement anticipent de devoir faire appel à des capacités supplémentaires, tout particulièrement dans les marchés émergents.

Par ailleurs, un cinquième des professionnels interrogés considère les nouvelles technologies comme représentant l'opportunité d'investissement la plus intéressante dans leur secteur, devant les investissements en infrastructures. Pour 43% d’entre eux en effet, le big data et les données analytiques prédictives seraient les principaux moteurs de changement du secteur au cours des cinq prochaines années. Toutefois, étant donné que le secteur se tourne de plus en plus vers la numérisation, 82% des répondants anticipent également une augmentation des cyberattaques sur les cinq prochaines années.

Enfin, l'impact des incertitudes politiques mondiales (29%) et la récession mondiale (22%) sont perçus comme les principales menaces qui planeront sur le secteur au cours des cinq prochaines années.

Même si 52% des professionnels du secteur ferroviaire estiment que les financements disponibles augmenteront sur les cinq années à venir. Cette proportion passe à 22% pour les secteurs aérien et maritime, et à 19% pour le secteur logistique.

Christine Ezcutari, responsable de l’équipe bancaire du bureau de Norton Rose Fulbright à Paris commente :

« Il existe une certaine appréhension à l'égard de l'impact des incertitudes politiques sur les activités de transport. Cela n'est pas surprenant car la réussite du secteur transport dépend de la bonne santé du commerce international et de la capacité à travailler avec le moins de contraintes possible. Avec le Brexit en préparation, bon nombre d'acteurs scruteront son impact direct et se préparent à évoluer dans un contexte potentiellement complexe. »

« Un souffle d'optimisme relatif traverse l'ensemble du secteur. Il est encourageant de voir les professionnels du secteur maritime adopter une attitude plus positive que les années précédentes. »

Un moral au plus haut dans le secteur aérien

90% des professionnels interrogés considèrent en effet que les conditions de marché actuelles leur sont favorables.

Opportunités d'investissement

Les répondants restent divisés quant à ce qu'ils considèrent comme étant l'opportunité d'investissement optimale pour leur secteur. Alors que 25% désignent le développement de nouveaux marchés, aussi bien au niveau géographique que sectoriel, 17% indiquent l'achat ou le leasing d'avions, privilégiant les avions neufs aux occasions, et ceux à fuselage étroit plutôt que ceux à large fuselage ou les avions régionaux. L’améliorations des infrastructures a elle-aussi été mentionnée par 17% des sondés.

57% des professionnels interrogés estiment par ailleurs que l'augmentation de la capacité aéroportuaire dans les marchés émergents et dans les aéroports existants serait l'investissement d'infrastructure qui profiterait le plus à leur secteur sur les cinq prochaines années. 28% désignent en priorité l'investissement dans le contrôle du trafic aérien.

À la différence des industries ferroviaire, maritime et logistique, l'enthousiasme des professionnels interrogés à l'égard d'investissements dans les nouvelles technologies est plus nuancé, avec à peine plus de 5% d'entre eux l’envisageant comme l'investissement optimal à l'heure actuelle, comparé à 20% pour l’ensemble des professionnels interrogés.

En terme de région, la Chine offre les meilleures opportunités d'investissement sur les deux à cinq prochaines années, selon 24% des sondés. L'Inde et les États-Unis sont aussi des marchés prisés pour les investissements (selon 16% et 11% des sondés respectivement), l'Inde ayant doublé les États-Unis au cours de l'année passée. Au niveau régional, l'Asie est le marché d'investissement le plus prisé, avec 55% des réponses.

Big data

Malgré l'intérêt limité pour les investissements dans les nouvelles technologies en général, le big data et les données analytiques prédictives trouvent de fervents défenseurs chez les professionnels du secteur aérien.

La capacité à anticiper le comportement des passagers, ainsi que les activités d'entretien et de réparation, sera le principal moteur de changement dans le secteur aérien au cours des cinq prochaines années selon 47%des sondés, et devrait procurer aux opérateurs qui adoptent cette technologie un net avantage compétitif.

Réglementation

À la question de savoir quelle réglementation a eu le plus grand impact sur l'industrie aérien au cours de la dernière décennie, 30% désignent l'approche non coordonnée des réglementations aériens au niveau mondial, 15% citent la réglementation sur la concurrence et les barrières à l'entrée, et 13% mentionnent les accords fragmentés et bilatéraux sur les services aériens.

La négociation d'accords coordonnés relatifs aux services aériens arrive en tête des souhaits de l'industrie en matière de soutien gouvernemental. 25% pensent que les accords sur l'ouverture des espaces aériens (Open Skies) seraient la forme la plus utile de soutien gouvernemental pour l'industrie aérien, suivi de 18% qui aimeraient voir la levée des barrières aux investissements étrangers, deux préoccupations majeures pour les compagnies aériennes ayant des activités en Europe, suite à la décision britannique de quitter l'Union européenne. 16% souhaiteraient une diminution des taxes sur les passagers et les carburants.

Financement

29% des professionnels interrogés anticipent que les marchés de capitaux représenteront une source majeure de financement sur les deux prochaines années, suivis à 25% par les accords de location-exploitation (qui libèrent du capital pour les compagnies aériennes), et à 24% par la dette bancaire. Les professionnels interrogés sont globalement confiants concernant la disponibilité des ressources financières pour le secteur aérien : 65 % pensent que l'accès au financement conservera le même niveau au cours des cinq prochaines années, et 22% pensent que celui-ci augmentera. 

Un optimisme renouvelé dans le secteur ferroviaire

86 % des professionnels interrogés estiment en effet que les conditions de marché actuelles leur sont favorables, en légère baisse par rapport à 2016 (92%). La confiance soutenue des professionnels du secteur ferroviaire est attribuée à la croissance de la population urbaine, qui crée une demande dans leur activité (40%).

L'amélioration des conditions d’accès aux marchés clefs est désignée par 16 % des sondés. La disponibilité du financement des investissements et l'émergence de nouvelles opportunités de marché sont citées par 12% d’entre eux. 52% des professionnels interrogés du secteur ferroviaire pensent que la disponibilité des ressources financières sera en hausse au cours des cinq prochaines années.

Intégration

La moitié des professionnels interrogés pensent que l'intégration avec d'autres formes de transport pour développer le transport ou la mobilité en tant que service, avec la création et la gestion de trajets utilisant différents moyens de transports publics et privés, y compris la portion du « dernier kilomètre » entre la gare et la destination, payée à partir d'un seul et même compte, serait plus bénéfique que l'accroissement des capacités sur les lignes existantes et le développement de lignes à grande vitesse.

Big data

A l’instar des professionnels des secteurs maritime et logistique, les professionnels du secteur ferroviaire s'attendent à ce que le big data soit la technologie ayant la plus forte probabilité de transformer leur secteur au cours des cinq prochaines années. 38 % pensent que la capacité à anticiper le comportement des passagers et à prédire les problèmes liés aux réparations et à l'entretien grâce à l'adoption du big data et de données analytiques prédictives sera le principal catalyseur du changement, suivis par 21% ayant répondu par l'augmentation de l'automatisation du matériel roulant, et 17% les logiciels participant à l’amélioration des services de transport.

Défis

À la question de savoir quel était le principal défi en matière d'efficience opérationnelle pour l'industrie ferroviaire, 31% désignent les infrastructures inadaptées, et 17% expriment leur préoccupation quant au manque de personnel qualifié.

La réglementation reste une source de questionnement. En dehors des investissements d'infrastructure, les professionnels interrogés estiment que le soutien gouvernemental le plus utile prendrait la forme d'une déréglementation et d'une transparence accrue au moment d'introduire les réglementations proposées, et d'appliquer et exécuter de nouvelles réglementations, désignées dans les deux cas par 24% des sondés. En outre les professionnels interrogés souhaiteraient une intervention gouvernementale plus importante en matière de concurrence et de barrières à l'entrée des marchés. Selon 39% d’entre eux, il s'agirait de la réglementation ayant eu l'impact le plus prononcé sur l'industrie ferroviaire au cours de la dernière decennia. 

La confiance regagne le secteur maritime

Cette année, 37% des professionnels interrogés indiquent que les conditions de marché actuelles sont positives pour le secteur, comparé à 15% en 2016, 33 % en 2015 et 69 % en 2014. L'Asie-Pacifique est quant à elle la région la plus prisée en matière d'investissement (45%).

Technologies

Mis à part les technologies sobres en carburant et à faible émissions de carbone, le big data et les données analytiques prédictives sont désignés par 46% des sondés comme étant le principal moteur de changement dans le secteur maritime au cours des cinq prochaines années. 19% citent les logiciels dédiés aux transports favorisant le développement de chaînes logistiques sur mesure.

Surcapacité

Le problème de la surcapacité est un problème récurrent: 65% des 63% des professionnels interrogés ne considérant pas que les conditions actuelles comme étant favorables pointent du doigt la surcapacité. 35% de l’ensemble des professionnels interrogés pensent que les déséquilibres entre l'offre et la demande représentent les plus grands défis d'efficience opérationnelle, même si cette proportion est en baisse par rapport à 2016 (47%).

Parmi les 37% des professionnels interrogés estimant que les conditions actuelles du secteur sont favorables, 36% citent l'amélioration des conditions économiques, et 19% estiment que les questions de surcapacité ont été en grande partie résolues. La faiblesse continue des cours du pétrole est également un élément positif pour le secteur, selon 16% des sondés.

Financement

À peine 22% des professionnels interrogés s’accordent à dire que les disponibilités financières augmenteront, et 41% craignent que les financements deviennent de moins en moins accessibles, soit une proportion considérablement plus élevée que dans les secteurs aérien, ferroviaire et logistique. En outre, les professionnels interrogés s'attendent à ce que les prêteurs adoptent une attitude plus stricte à l'égard des prêts en souffrance, et 54% anticipent une recrudescence des mesures exécutoires d'ici à 2022.

Cependant, même si les perspectives d'accès aux financements semblent s'obscurcir, la dette bancaire devrait rester la principale source de financement selon 23% des sondés, suivi par les capitaux privés et l'actionnariat (15% et 14%, respectivement).

Réglementation

Une transparence accrue en matière de réglementation est considérée comme la forme la plus utile de soutien gouvernemental (55 %). 29 % des sondés s’expriment en faveur d'une déréglementation, suivis de 18 % en faveur d'incitations fiscales et de 18 % pour la levée des barrières aux investissements étrangers.

À la question de savoir quelle réglementation a eu l'impact le plus prononcé sur l'industrie maritime au cours de la décennie passée, 43% ont répondu le renforcement des réglementations environnementales, suivis de 18% pour les sanctions commerciales et financières, et de 12% pour la fragmentation des réglementations internationales.

Pour de plus amples informations, merci de contacter :

Carole Guettier, Senior business development manager, Norton Rose Fulbright LLP
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Guillaume Mandrou, Agence Weber Shandwick
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